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 Breeze | Libre

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MessageSujet: Breeze | Libre   Dim 26 Fév - 22:49

like a cry the breeze calls me
Délicatement, tendrement, doucement, cette brise enivrante s'engouffre dans ton épais pelage de tout jeune novice. Ce souffle si hivernal, rafraîchissant, qui ne peut que te retirer de tes rêveries, transperce chaque partie de ton corps, chaque cellule qui te forme et se décuplent sans cesse. Ce vent si significatif à tes yeux, si symbolique, cette bourrasque qui ne t'emmène qu'à serrer les crocs, gonfler le poitrail, hérisser tous tes poils pour paraître plus imposant et fier que tu ne l'es réellement, ce souffle que tu ne peux appeler autrement qu'Aquilon, comprendra qui pourra. Tu ne peux plus rester assis, là, tranquillement à ta place, tu as besoin de bouger. De toute façon, qu'est-ce que ça peut leur faire si tu vas autre part qu'au sein de ton clan ? Tu es un apprenti maintenant, plus un pauvre petit chaton bloqué dans la pouponnière.

Te voilà maintenant à partir d'un pas trottant et discret, tes pattes épousant délicatement le sol poussiéreux et séché par le froid, sans même avoir adressé un regard, une parole, à ta mère ou à ta soeur - pourtant les deux seules personnes auxquelles tu tiennes réellement ici. Et tu t'engouffres, sans un bruit, sans un miaulement, sans prévenir personne, il est temps de découvrir les terres seul. Tu es un grand, tu n'as besoin de personne pour te dicter où tu dois mettre tes pattes, de toute façon, si tu restes une seule seconde de plus dans ce camp, tu vas t'étouffer, t'étouffer dans ce foutu Aquilon qui te ronge la chaire, les os, l'esprit, tout ce qui fait ce que tu es. Et tu te trimbales, sans réfléchir, sans penser à rien sauf à lui. Pourquoi vous a-t-il laissé, ta soeur et toi ? Qu'avez vous fait pour ne pas mériter une famille unie et soudée comme tous les autres ? Il est temps de lui prouver son erreur.

Et le poil orné de fines gouttelettes méticuleusement posées sans tremper ton pelage, te donnant cet air imposant et noble malgré ton corps si peu formé, après tout, tu es apprenti depuis seulement quelques jours maintenant, tu sors de la brume épaisse, grimpant une colline où trône le grand pin courbé d'un côté et de l'autre. Tu avais déjà repéré cet endroit suite au tour des terres durant ton première entraînement avec ton mentor : le lieutenant même. Allez, prends ton courage à deux pattes et escalades moi cet arbre. C'est parti, te voilà en train de tendre tes muscles avant d'effectuer un long bond plein de grâce mais pourtant plein de maladresse. Une branche, puis une autre, tu te rates une fois, tu te rattrapes maladroitement avant tes pattes antérieures avant de te propulser avec les postérieures pour te remettre correctement, et là tu tombes. Pas de bien haut, heureusement et de plus, tu as pu te retourner de justesse de façon à atterrir sur tes quatre pattes. Tu l'as échappé belle. Et on y retourne, tu grimpes, tu grimpes encore, plus question de tomber, il faut monter. Ca y est, tu as réussi, tu es en haut, tu es grand, tu es fort, tu es au dessus. Comment ne pas être fier à cet instant là ?  Tu ne peux pas. Mais pourquoi ? Parce qu'il ne donne pas de signe. Parce qu'il n'est pas là. Parce qu'il ne te voit pas faire tous ces efforts. Il ne t'entend pas hurler son nom. Il ne ressent pas toute cette peine que tu peux ressentir quand tu n'as aucune figure paternelle.

Alors tu inspires, tu prends une grande bouffée d'air, et c'est le vertige. Un coup d'oeil en bas et tu te pétrifies de peur. Après tout, tu n'as que six lunes, tu as le droit d'avoir encore quelques séquelles. Que faire maintenant que tu es là haut et que tu ne peux plus faire aucun mouvement, les griffes plantées dans l'écorce, les muscles tendus à craquer ? Eh bien, on attend. On ferme les yeux, on cherche en soi ce qui peut nous donner courage, on attend un signe. Et là, à nouveau ce courant d'air qui fouette le pelage. Ce courant d'air qui rafraîchit la chaire et qui réchauffe le coeur. Alors, malgré toi, malgré ta peur, tu te redresses. Sois fier, sois grand, sois puissant. Bombe le torse, montre qui tu es. Montre que tu méritais bien plus que ce que tu n'as eu comme enfance. Alors tu redescends, doucement mais sûrement, passant avec maladresse d'une branche à l'autre avant de t'affaler sur le sol humidifié par la brume, grommelant des mots incompréhensible et inaudible, contrarié par ta propre peur. Et tu attends, à nouveau, tu ne sais pas trop quoi cette fois ci, mais tu attends, en silence, en paix, en toute sérénité.
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Breeze | Libre
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